Le mot du président
Tous les chevaux nous supportent, combien d'entre eux, ont ils jamais appris à nous porter ?
Bien des cavaliers rêvent de "chuchoter", combien d'entre nous savent-ils écouter et mieux encore, entendre ces grands silencieux ?
L'Association
Le Cercle de Place en place est une Ecole d'équitation classique.
Sont but est la recherche de l'équilibre et de la montée du cheval, vers l'art équestre !
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4. Positionnement sur le cercle
Le cheval en liberté n'a évidemment aucune difficulté à changer de direction et même faire volte face en pleine accélération s'il fuit quelque danger. Cela n'est plus le cas lors de son dressage à pied attelé ou monté alors qu'il convient de lui apprendre le «tourner » adapté à ses nouvelles fonctions en veillant toutefois à le diriger sans contrarier ses dispositions naturelles.
Le «tourner » sur parcours d'obstacles n'est pas le même que sur un rectangle de dressage et c'est ce dernier dont il s'agit dans cette leçon illustrée.
L'intérêt de bien faire tourner le cheval sur le cercle ou la «volte » est à la fois de le discipliner en éveillant son attention à la présence et aux «aides » du cavalier comprises et acceptées et d?obtenir peu à peu la décontraction, la souplesse et finalement la musculature nécessaire à son soutien dans l?équilibre et la légèreté.
Sur un rectangle de dressage, le cheval est préparé à tourner correctement pour effectuer les passages de coins puis les cercles, voltes, demi-voltes, figures primordiales dans les épreuves de dressage et cependant difficiles à exécuter pour être bien jugées selon les impératifs suivants :
- respect et correction du tracé demandé,
- rectitude du cheval sur le cercle, c'est à dire avec la trace des postérieurs dans celle des antérieurs,
- incurvation régulière du rachis ajusté sur la courbe,
- bonne attitude du cheval dans le «ramener » sur la main ou dans la main avec aisance dans la décontraction,
- bonne impulsion avec élasticité et tonicité des allures et flexibilité du dos,
- absence de défenses, équilibre et légèreté indispensables pour la beauté et l'harmonie de toute présentation.
Après avoir étudié la position du cavalier dans le mouvement rectiligne, on doit maintenant considérer attentivement celle qui est indispensable pour obtenir du cheval les beaux «tourner » décrits ci-dessus. Illustrations et schéma sont là pour aider à la compréhension de la posture à prendre et des aides à employer :
- les ischions du cavalier doivent rester stables et alignés sur le rayon du cercle à parcourir. Les articulations coxo-fémorales et les hanches du cavalier indissociables ont donc la même orientation sur ce rayon du cercle et n?en changent pas durant toute la figure (cf. schéma),
- les épaules du cavalier elles aussi restent alignées sur le rayon du cercle, ce qui donne l'impression que l?épaule extérieure est en retrait de l'épaule intérieure et lorsque le buste est un peu incliné en arrière, leur alignement est parallèle à un rayon qui fait un angle très petit avec celui du bassin, ce qui accentue encore cette impression,
- les coudes sont en avant des hanches, les avant-bras dans le prolongement des rênes, les mains en avant du garrot au-dessus de la crinière, elles aussi alignées et parallèles à un rayon du cercle. La rêne extérieure enveloppe l'encolure par un effet d?appui qui garde les épaules du cheval sur le cercle,
- Les jambes du cavalier dont le rôle principal est de préserver l'impulsion sont aussi déterminantes pour obtenir l?incurvation souhaitée. La jambe intérieure a pour fonction de ployer le cheval par une pression perpendiculaire à ses côtes pendant que la jambe extérieure franchement reculée depuis la hanche du cavalier empêche celles du cheval de déraper en dehors de la courbe suivie.

Ainsi le cavalier exerce trois points d'appui sur le cheval :
- par la rêne extérieure qui appuie vers l'intérieur du cercle,
- la jambe extérieure qui fait de même,
- la jambe intérieure qui appuie vers l'extérieur du cercle, de telle sorte que sous l'effet de ces aides le cheval s'incurve en rapprochant son épaule intérieure de sa hanche intérieure tout en éloignant l'épaule extérieure de la hanche extérieure.
On remarquera le fait très important que la main intérieure du cavalier ne joue aucun rôle pour provoquer cette incurvation n'étant présente que pour conserver le pli préalablement nécessaire à cet exercice.

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