Association Cercle de Place en plce

Le mot du président

Tous les chevaux nous supportent, combien d'entre eux, ont ils jamais appris à nous porter ?
Bien des cavaliers rêvent de "chuchoter", combien d'entre nous savent-ils écouter et mieux encore, entendre ces grands silencieux ?

L'Association

Le Cercle de Place en place est une Ecole d'équitation classique.
Sont but est la recherche de l'équilibre et de la montée du cheval, vers l'art équestre !

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2. Corrélation de deux anatomies

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Pour développer une équitation fine et sensitive, il convient de greffer intimement les différentes parties du cavalier à celles du cheval afin qu'une réelle synergie, fusion et symbiose amènent poliment et délicatement le cheval à comprendre et accepter les conventions nécessaires à son maniement le plus agréable et léger. La décontraction musculaire est indispensable pour favoriser le jeu articulaire, la souplesse et la flexibilité du cheval.

1. Le Regard : Cavalier et cheval doivent très naturellement regarder dans la direction où ils vont, mais le cheval qui est très confiant dans la conduite du cavalier se laisse parfois guider aveuglément.

illustration2. Le cavalier tient fermement entre le pouce et la deuxième phalange de l'index les rênes qui relient ses mains au mors en contact avec la bouche du cheval.

Majeur, annulaire et auriculaire assurent par la souplesse de leur jeu articulaire, la mobilisation et la décontraction de la mâchoire du cheval.

La main extérieure au tourner, pouce vers le haut, phalanges affermies détermine la direction par son déplacement latéral en "effet" d'ouverture ou d'appui alors que la main intérieure pouce vers l'extérieur, aimable "galante" phalanges plus ou moins desserrées détermine le "pli", la position de la tête du cheval et lui ouvre le passage avec grâce et élégance.

illustration3. Les poignets du cavalier avec un soutien momentanément assez haut et beaucoup de souplesse dans leur rotation, demandent la décontraction et la cession progressive de la nuque du cheval avec la mobilisation longitudinale des vertèbres Atlas et Axis, le ramener de la tête et le "pli", par une légère flexion latérale des vertèbres sous jacentes.

illustration4. Alors que les mains restent basses en avant du garrot, pouces vers l'extérieur et les avant-bras dans le prolongement des rênes les coudes doivent toujours être en avant et près du buste du cavalier pour obtenir par leur jeu articulaire, les flexions latérales et longitudinales de l'encolure, sa descente ou son extension. Ils déterminent la hauteur du placer de la tête et son orientation. Ils ne reculent qu'exceptionnellement afin de ne pas perdre le contact avec la bouche du cheval lors d'un retrait de la tête de ce dernier et seulement le temps de résoudre cette défense momentanée.

illustration5. Le cavalier doit associer le plus sensiblement possible ses bras et ses épaules à ceux et celles du cheval afin de ne pas contrarier leur mouvement et en garder le contrôle. Selon l'amplitude souhaitée du pas du cheval, les bras du cavalier accompagnent, limitent ou développement son extension grâce à une grande décontraction descente et liberté de l'articulation des épaules sans jamais refermer la poitrine.

illustration6. Le buste du cavalier toujours rectiligne et dont l'inclinaison longitudinale ou latérale ne doit jamais excéder 1 ou 2° par rapport à la verticale, modifie en permanence le centre de gravité du couple cavalier/cheval dans la recherche de l'équilibre selon les allures, la vitesse et tous les déplacements de la masse en mouvement.

Tout le poids du corps du cavalier repose sur ses ischions et une partie du haut de ses cuisses s'il est sans étriers. Avec étriers, le poids est réparti entre les couteaux et le siège de la selle et transfère à volonté entre ces deux points d'appui selon l'utilisation du cheval sur le plat ou à l'obstacle.

illustration7. Le rôle de l'articulation dorsolombaire est essentiellement d'amortir au maximum les chocs répétés dus à l'impact de la colonne vertébrale verticale du cavalier avec celle horizontale du cheval dans toutes les allures. Cette articulation doit être activée volontairement puis automatiquement à l'aide des muscles antagonistes abdominaux et dorsolombaires de telle sorte que le bassin oeuvre toujours en rétroversion.. Grâce à ce jeu articulaire de première importance, le cheval perçoit la possibilité d'utiliser son dos sans blocage ni raideurs extérieures et peut donc à l'aide de ces mêmes muscles abdominaux et dorsolombaires articuler son rein en toute liberté : ce qui lui permet de se mouvoir avec la plus grande souplesse et flexibilité de son dos et de tout son rachis.

illustration8. Les hanches du cavalier ont un rôle très important car elles doivent se relier très étroitement à celles du cheval afin de ressentir finement les mouvements de son bassin dans toutes les allures et ne pas les contrarier, surtout au pas et au galop. Les déplacements latéraux des crêtes iliaques du cavalier aussi bien que du cheval ne sont jamais vraiment symétriques et peuvent se renforcer utilement ou se contrarier malencontreusement en provoquant d'imprévisibles et violentes défenses. C'est encore l'articulation dorsolombaire qui permet ce jeu latéral des hanches synchronisé à celui des hanches.

illustration9. Les jambes du cavalier qui vont de l'articulation coxo-fémorale à la cheville doivent se situer le plus possible à l'aplomb du buste du cavalier pour lui assurer un équilibre aussi aisé et juste que celui du piéton en station debout, mais avec les articulations des hanches, des genoux et des chevilles plus ou moins fléchies selon la longueur des étrivières.

De haut en bas, leur puissance va en augmentant pour solliciter l'arrière main du cheval en vue de provoquer l'impulsion, de canaliser les hanches, les déplacer ou déterminer l'incurvation du cheval.

Les cuisses à plat sur les quartiers de selle, assurent une bonne adhérence et solidité avec plus ou moins de contraction des adducteurs perçue par le cheval.

Les bas de jambes depuis les genoux jusqu'aux talons mobilisent les postérieurs par le contact des mollets.

Les actions plus ou moins reculées des deux jambes symétriques ou en position isolées, associées mais indépendantes l'une de l'autre, régissent la poussée longitudinale ou tout déplacement latéral.

illustration10. Reposant ou non sur les étriers, les pieds du cavalier doivent rester parallèles au corps du cheval s'il se déplace correctement en ligne droite et ne se rapprochent de ses côtes qu'en cas d'incompréhension ou de mauvaise volonté. L'attaque du talon est déjà une sanction, quant à celle de l'éperon, il s'agit d'une punition ou correction. Entre ces deux extrêmes "affleurement" ou coups de talons, toutes les nuances sont à affiner pour obtenir compréhension, confiance et bonne volonté du cheval.

Agissant simultanément près de la sangle, de bas en haut, les talons et éperons sont pour effet de rapprocher et de remonter les côtes du cheval par contraction des muscles abdominaux et de provoquer son "rassembler" avec la montée et le soutien de son dos dans l'extension de tous les muscles dorsaux.

Agissant plus en arrière, les talons provoquent l'engagement des postérieurs sous la masse du cheval l'énergie et l'étendue de leur détente, c'est à dire l'impulsion inlassablement recherchée dans toutes les allures et mouvements du cheval de la basse à la haute école.

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